JE SUIS LA BETE - DONAERA/POILVET

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JE SUIS LA BETE

JE SUIS LA BETE

DONAERA/POILVET
Editeur : CAMBOURAKIS
Collection : CAMBOURAKIS ROM
Date de parution : 02/09/2020

[ean : 9782366245165]

Délais prolongés
20.00 €
Résumé
Un premier roman percutant qui nous plonge au coeur de la Sacra Corona Unità, organisation mafieuse des Pouilles, dans les pas de son chef, Domenico Trevi (dit Mimi), fou de de douleur à la suite du suicide de son fils de 15 ans. Obéissant à sa logique et à ses instincts habituels, il va chercher à se venger quand bien même il n'existe aucune preuve à l'encontre de quiconque. Tandis que se met en place une spirale de violence à laquelle il va être difficile d'échapper, Andrea Donaera développe une narration extrêmement efficace. Alternant les points de vue, il nous plonge ainsi au plus près des sentiments des personnages et parvient à créer une tension croissante, jusqu'à l'étonnant dénouement. Un texte puissant qui interroge le recours et le rapport à la violence ainsi que la part animale qui sommeille en chacun de nous.

Notre avis

La littérature, autant que le cinéma et les séries télé croulent sous les représentations du crime organisé, autant d'oeuvres géniales flirtant parfois avec l'eshétisation de ces mondes en marge.

Le premier roman d'Andrea Donaera, centré sur la Sacra Corona Unita, nous plonge la tête la première dans ce que cette mafia des Pouilles a de plus sale, anxiogène et violent. Les mots, le ton rageur, le rythme haletant, saccadé, presque suffoquant d'un récit qui ne laisse aucun répit, sont autant d'uppercuts qui entraîne le lecteur, groggy, dans les entrailles du pire.

Placer "Je suis la bête" dans la lignée d'oeuvres comme "Les Soprano", "Le Parrain" ou les histoires de Roberto Saviano ne serait pas lui rendre justice. Il est avant tout un livre sur la douleur, la souffrance d'un père face à la perte d'un fils suicidé, sa rage de vengeance, son besoin viscéral de mettre la main sur un responsable pour donner un sens à ce geste désespéré. Ce sera la jeune Nicole, rendue coupable d'avoir éconduit l'adolescent et alors enlevée et séquestrée.

Se dessine alors sous nos yeux une réunion d'âmes en peine alternant les points de vue, les voix qui se multiplient et s'entrecroisent pour donner corps à l'histoire et son tragique, esquisser la folie de Mimi, le père, sa dérive irraisonnée de bête blessée, mais aussi le surgissement de la part d'ombre qui sommeille en chacun. La "bête" a différents visages. Elle change de peau, de voix, d'expression. Jusqu'à la scène finale et une ultime transformation dont on ne révélera rien ici.

Il y a dans ce roman terrible une beauté indicible. Sans doute l'amour, qui se révèle aussi beau que déstructeur. "Je suis la bête" est une folie. Vous n'aurez jamais rien lu de tel.

Alexis

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