Reprise des rencontres : les premiers noms de la rentrée !

Reprise des rencontres : les premiers noms de la rentrée !

Lundi 10 août 2020

 

Nous sommes heureux de vous annoncer, après une parenthèse de bientôt six mois, la reprise de nos conférences-rencontres dans les prochaines semaines !

Découvrez les premiers noms de notre programme de rentrée 2020 avec du beau monde, des grands noms de la littérature française ainsi que de merveilleuses découvertes que nous serons heureux et heureuses de partager avec vous au cours de ces rencontres que nous aimons tant.

D'autres belles surprises sont à venir ...

Les détails de ces différents événements (horaires, lieux et modalités d'inscription) vous seront transmis d'ici quelques semaines. Leur tenue reste bien sûr soumise à l'évolution de la situation sanitaire et aux contraintes qui s'imposeront d'ici là.


Jeudi 17 septembre : Alexandra SCHWARTZBROD 
"Les lumières de Tel-Aviv" aux éditions Rivages

Figure du journal "Libération" depuis 1994, dont elle est la rédactrice adjointe de la rédaction depuis plusieurs années, Alexandra Schwartzbrod fut notamment correspondante à Jérusalem où elle vécut trois ans, en plein cœur de la dernière Intifada. Cette ville, cette région, ces terres cosmopolites si riches en brassage de cultures et de traditions, elle les a chevillées au corps, si bien qu’elles sont l’épicentre de son œuvre littéraire entamée en 2000 avec « Koutchouk ».
Depuis, elle a consacré de nombreux romans noirs à Israël, certains d’entre eux (« Balagan » et « Adieu Jérusalem ») ayant décroché quelques prix prestigieux de littérature policière, et dont « Les lumières de Tel-Aviv », s’impose comme le chef-d’œuvre. Un livre d’anticipation aussi délicat dans l’écriture que puissant dans le récit, parsemé de références lumineuses aux cultures juives et arabes, particulièrement érudit mais résolument accessible et esquissant un brillant microcosme de notre humanité et de sa complexité, de ses croyances religieuses et idéologiques et de leurs dérives.

 

Vendredi 18 septembre : Hannelore CAYRE
"Richesse oblige" aux éditions Métailié

La rencontre prévue en mai dernier aura bien lieu. Avocate pénaliste au barreau de Paris, Hannelore Cayre s'est inspirée de son métier pour écrire son premier roman, "Commis d'office", il y a plus de quinze ans. Avec le succès phénoménal de "La Daronne" publié en 2017 et adapté par ses soins au cinéma avec Isabelle Huppert dans le rôle titre, elle s'est définitivement fait une place de choix dans le milieu du roman noir français. Dans "Richesse oblige", elle poursuit sa galerie de personnages féminins puissants et iconoclastes, une ode à la rébellione et à l'émancipation qui nous conduit de 1870 à nos jours. 

 

Mercredi 23 septembre : Pierre ADRIAN
"Les bons garçons" aux éditions Les Equateurs

Deuxième visite à la librairie pour Pierre Adrian, quelques jours après l'arrivée programmée du Tour de France qu'il aura sans doute suivi de près, lui le féru de vélo. Convaincu qu'il y a autant de poésie dans une envolée de Fausto Coppi que dans un vers de Pasolini, il nous ramène avec "Les bons garçons" dans le pays de ces deux mythes, dans cet autre amour qu'est pour lui l'Italie, où il avait déjà ancré par le passé l'intrigue de son premier roman remarqué par la critique, "La piste Pasolini". Retour à Rome dans les années de plomb, une histoire de "bons garçons" rythmée par "la fin de l'enfance, le temps des dernières insouciances, l'explosion des sens et la découverte des corps, la musique des années 70 et les paysages comme des décors de cinéma".

 

Jeudi 24 septembre : Aurélie DELAHAYE
"Donne-moi la main Menino" et "Embrasser l'inconnu" aux éditions Anne Carrière

L'histoire d'Aurélie Delahaye est une plongée dans l'inconnu mais aussi l'un de ces parcours de vie que l'on se plaît parfois à imaginer pour soi, sans jamais oser franchir le pas. Après avoir tout plaqué en 2015, job, appartement, Paris, elle part à l'aventure, voyageant à travers toute l'Europe pour donner un sens véritable à sa vie mais également à celle des gens qu'elle croisera sur sa route. En lançant son association "Ordinary Happy People", elle a l'ambition aussi simple que folle de ... rendre les gens heureux ! Cette expérience, elle la raconte dans "Embrasser l'inconnu", écrivant au passage un autre livre, "Donne-moi la main Menino", roman choral sur Lisbonne menacée par le péril AirBnB.

 

Vendredi 25 septembre : François SUREAU
"L'or du temps" aux éditions Gallimard

C'est l'événement de la rentrée.
Les occasions de croiser François Sureau en librairie sont rares, celles de deviser avec un esprit aussi libre et indépendant, une personnalité à la culture et l'agilité intellectuelle aussi exquises, encore davantage.
Avocat et écrivain, conseil de François Fillon pour l'élaboration de son programme présidentiel de 2017 auprès duquel il s'amusa à jouer le rôle de poil-à-gratter, rien ne trouvant grâce chez celui qui deviendra son ami, pas plus que chez l'actuel Président de la République qui le sollicite régulièrement mais ne l'écoute jamais. Ardent défenseur des libertés publiques et du droit à l'asile auxquels il consacre sa vie et son travail, il est l'esprit critique absolu. Ecrivain sublime, il nous livre "L’or du temps", merveilleuse invitation à suivre le fil de la Seine, découvrir les anecdotes, les artistes et les événements qui ont fait l’histoire de ce fleuve, comme une ode de plus à la liberté.

 

Jeudi 1er octobre : Caroline LAURENT
"Rivage de la colère" aux éditions Les Escales

Année après année, Caroline Laurent s’impose comme un visage incontournable de la littérature française, une personnalité multi-facettes qui jongle en permanence entre l’écriture et l’édition.
Spécialiste de Lautréamont et Georges Pérec, elle devient éditrice aux éditions Lattès puis directrice littéraire chez Stock où elle crée notamment la collection "Arpège" et publie le premier roman d’Alain-Fabien Delon. Devenue éditrice de la regrettée Evelyne Pisier, elle rassemble après la mort de celle-ci en 2017 les pièces éparses laissées par celle qui était devenue son amie et refond ce qui deviendra un roman écrit à quatre mains, "Et soudain la liberté" avant d’écrire elle-même son propre récit, "Rivage de la colère", nous plongeant dans un drame historique méconnu ayant frappé l'archipel des Chagos, rattaché à l'Île Maurice.
Le 6 février dernier, suite à la publication du "Consentement" de Vanessa Springora relatant sa relation sous emprise avec l’écrivain Gabriel Matzneff , Caroline Laurent avait publié une tribune salvatrice signée par de nombreuses éditrices, romancières ou illustratrices et dénonçant les violences sexuelles et sexistes qui n’épargnent pas le monde littéraire.

 

Vendredi 2 octobre : Colombe SCHNECK
"Nuits d'été à Brooklyn" aux éditions Stock

Visage familier du milieu littéraire français et de l'audiovisuel (passée par "Arrêt sur Images" de Daniel Schneidermann, I-télé ou France Inter aux côtés notamment de Stéphane Bern), Colombe Schneck fait partie de ces nombreuses autrices dont le dernier roman aurait pu traverser l'année en fantôme. "Nuits d'été à Brooklyn", sorti juste avant le confinement, se promettait à être frappé du sceau de la malédiction. C'était sans compter la puissance littéraire et l'élégance d'une autrice déjà remarquée pour "Sa petite chérie", "La réparation" ou "Dix-sept ans", et le triste écho d'une actualité brûlante aux Etats-Unis, de manifestations et d'émeutes contre le racisme, s'inscrivant dans la lignée des événements de Crown Heights en 1991 lors desquels Colombe Schneck déploie ses "nuits d'été", conférant à son roman le statut d'incontournable de l'année.

 

Vendredi 2 octobre : Chloé DELAUME
"Le coeur synthétique" aux éditions du Seuil

"Expérimental", voici sans doute l'adjectif qui correspond le mieux à l'oeuvre protéiforme et hypnotique de Chloé Delaume, autrice d'une trentaine de livres comme autant d'expériences : des romans au théâtre en passant par l'autofiction ou les essais, collaborant régulièrement avec des vidéastes, musiciens, designers issus de multiples univers.
Avec "Le coeur synthétique", elle signe un roman poignant et drôle à l'heure de #MeToo, racontant la quête effrénée de l'amour par Adélaïde, obnubilée par ses 46 ans et la triste date de péremption que la société appose aux femmes en matière de sentiments et de sexualité. 

 

Mercredi 14 octobre : Sébastien SPITZER
"Le coeur battant du monde" aux éditions Albin Michel

Plongée dans l'Angleterre au crépuscule du règne de Victoria aux côtés de Freddy, enfant d'une bonne né illégitime et renié par son père : Karl Marx. Pendant que le paternel rédigera "Le Capital", Freddy grandira dans la misère, participera aux soulèvements populaires lors de la crise du coton provoqué par la guerre de Sécession américaine, puis se ralliera à la cause des nationalistes irlandais par dévotion pour sa mère adoptive. Sublime deuxième roman signé Sébastien Spitzer, journaliste passé par Canal+, M6, TF1, Marianne ou Rolling Stone, et qui livre une histoire bouleversante, prenant le pouls d'une époque où la toute-puissance de l'argent brise les Hommes, l'amitié et l'espoir de jours meilleurs.

 

Jeudi 15 octobre : Georges VIGARELLO
"Histoire de la fatigue" aux éditions du Seuil

Il est l'un des historiens français les plus remarquables, directeur d'études à l'EHESS ayant consacré l'essentiel de ses travaux à la représentation des corps, aux pratiques destinées à l'embellir mais aussi aux agressions qu'il subit, en particulier le viol, signant les essentielles "Histoire du viol" et "Histoire de la beauté" en 1998 et 2004.
Il revient cet automne avec une "Histoire de la fatigue" dans laquelle il révèle une histoire encore peu étudiée, riche de métamorphoses et de surprises, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours pour éclairer tout autrement notre présent. Un parcours passionnant qui croise histoire du corps et de sensibilités, des structures sociales et du travail, de la guerre et du sport, jusqu’à celle de notre intimité.

 

Vendredi 16 octobre : Thierry MOSER
"Mémoires de l'avocat de Christine Villemin" aux éditions du Noyer

Visage familier des Mulhousiens, Thierry Moser s'est fait connaître du grand public en rejoignant en 1985 la défense de Christine Villemin, victime d'une terrifiante chasse aux sorcières et accusée à tort de l'assassinat de son fils Grégory quelques mois plus tôt.
Alors que la Justice est de plus en plus décriée par l'opinion publique et soumise à la tyrannie de l'émotion déroulée sur les réseaux sociaux, l'avocat pénaliste nous livre ses mémoires, une vision personnelle des coulisses de l'instruction d'affaires criminelles mémorables depuis les années 1970, mettant en lumière les spécificités de son métier pour mieux en comprendre les subtilités. Il décrit la complexité des procédures et la diversité des personnalités des accusés, de Patrick Dils à Pierre Bodein en passant par Francis Heaulmes.

 

Mercredi 28 octobre : Anne & Laurent CHAMPS-MASSART
"Libraires envolés. Bangkok Damas" aux éditions La Bibliothèque

Anne et Laurent Champs-Massart ont parcouru le monde entier pendant treize ans. Ils aiment le panthéisme, la folie belle et le papier taché. Ils ont crée quelques jours une librairie française à Bangkok, ils ont voulu obtenir un poste de consul à Oaxaca, ils ont écrit à quatre mains un roman d'héroic fantasy, "Mille et dix mille pas" (Vibration Editions, 2019) pour lequel ils nous avaient rendu visite en novembre dernier (le monde d'avant) et maintenant "Libraires envolés", la partie asiatique de leur périple sur terre et sous les étoiles.
Partis pour Bangkok pour créer une librairie française, nos deux héros se retrouvent dans la rue des Ferrailleurs avec un chien aveugle et un stock intact, à partir de là ils partent pour un long voyage et assistent à bien des prodiges, guerriers afghans, chameaux, cité modèle d'un dictateur, tortillard indien, que des merveilles !

 

Jeudi 12 novembre : Sarah CHICHE 
"Saturne" aux éditions du Seuil

Le retour de Sarah Chiche avec ce qui s'annonce comme l'un des romans phares de la rentrée, pharaonique, traversé par le tragique, par le crépuscule d'un monde, par l'épreuve de nos deuils et de la maladie mais aussi par une grande histoire d'amour, d'un sauvetage par la magie de l'écriture, tourbillon d'émotions et de questionnements où la personnalité de chacun se révèle au fil d'une intrigue familiale qui se dénoue.
Psychologue clinicienne et psychanalyste, Sarah Chiche prend désormais une place prééminente dans le paysage romanesque français, confirmant avec grâce les promesses des "Enténébrés" publié en janvier 2019 et pour lequel nous avions déjà eu le plaisir de la recevoir.

 

Samedi 14 novembre : Eric NAULLEAU
"Ruse" aux éditions Albin Michel

Ca y est, Eric Naulleau franchit le Rubicon.
Amoureux de littérature, grand spécialiste de la littérature d’Europe de l’Est (Varlam Chalamov, Bohumil Hrabal etc.) dont il éditera d’ailleurs certains textes, il s'est fait connaître du grand public en tant que critique acerbe et exigeant aux côtés de Laurent Ruquier et Eric Zemmour dans l'émission "On n'est pas couché". Bien avant, il avait déjà publié avec Pierre Jourde le célèbre ''Jourde et Naulleau'' dans lequel il éreintait avec humour de nombreux monuments de la littérature française contemporaine (Christine Angot, Michel Houellebecq, Philippe Labro etc.). Pour la première fois, il publie donc au mois de novembre son propre roman, intitulé "Ruse" et pour lequel 47°Nord sera l'une de ses premières escales.

 

Mardi 17 novembre : Roland PORTICHE
"La machine Ernetti" aux éditions Albin Michel

Genre souvent désuet et moqué, le polar ésotérique vit un renouveau grâce à la plume de Roland Portiche, signant avec "La machine Ernetti" un thriller épatant, l'incroyable histoire vraie de la machine à explorer le temps, cachée dans les archives secrètes du Vatican. Naviguant entre Histoire, sciences, théologie et espionnage, ce polar déroule avec talent la construction de cette machine visant à renforcer la foi des croyants et de faire naître celle des autres en prouvant l'existence du Christ. 
Réalisateur et auteur de documentaires pour la télévision (il a notamment travaillé avec François de Closets ou les frères Bogdanoff et plus récemment pour "Secrets d'Histoire" de Stéphane Bern), Roland Portiche publie avec sa "machine Ernetti" un premier roman qui se lit avec jubilation.